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Les indices immobiliers de l’Institut de l’Epargne Immobilière & Foncière




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 Indices de performances de l'immobilier en Bourse
 Indices de performances de l'immobilier

 Indices de performances de l'immobilier en Bourse

Indice Euronext IEIF REIT Europe
au 30/12/2016
Indice
Prix
Performance
Globale
Cours
(Base 1000 en 2002)
1 642,24 3 252,11
Sur un mois
+6,68 % +6,84 %
Sur 12 mois
-13,72 %-10,35 %
Depuis le 01/01/2017
0,00 %0,00 %
          
Indice Euronext IEIF SIIC France
au 30/12/2016
Indice
Prix
Performance
Globale
Cours
(Base 1000 en 2002)
2 686,13 5 431,58
Sur un mois
+5,11 % +5,11 %
Sur 12 mois
+5,35 % +10,90 %
Depuis le 01/01/2017
0,00 % 0,00 %

Une fin d’année euphorique sur les marchés

Le mois de décembre a une nouvelle fois été le théâtre du fameux rallye de fin d'année. L'ensemble des marchés a vu ses valeurs s'envoler de manière très significative, des indices de référence comme le Nasdaq ou le Dow Jones atteignant même des records de valorisation. Un certain nombre de bonnes nouvelles participent à l'amélioration des perspectives économiques mondiales à partir de 2017 notamment aux Etats-Unis, en Allemagne et au Japon, alimentant cette forte dynamique de hausse. Toutefois, après l'euphorie post-élection américaine, les investisseurs commencent à nouveau à douter. Parmi les nombreuses questions qui les gagnent, la principale réside dans la marge de manœuvre dont disposera le nouveau président américain. Le sentiment d'incertitudes, prédominant les marchés en 2016, sera donc plus que jamais d'actualité au cours des premiers de 2017 et ce malgré des données macro-économiques assez encourageantes.

Outre-Atlantique, la Fed a enfin procédé au relèvement de ses taux directeurs d'un quart de point, mouvement largement attendu par les marchés. Néanmoins, les membres de l'Institution américaine ont précisé que les trois hypothétiques remontées des taux prévues en 2017 (0,75 point sur l'année) étaient étroitement liées à la réelle mise en place de la politique économique de D. Trump. Les données économiques restent assez positives même si leurs évolutions sont parfois contrastées. La croissance du PIB au 3e trimestre a été révisée à la hausse et atteint son plus haut niveau en deux ans à 3,5% en rythme annuel. Le marché de l'emploi américain reste sur sa tendance et se maintient à 4,7% (4,6% précédemment), alors que les créations de postes dans le secteur privé, publiées par l'enquête ADP, ont diminué significativement à 153 000 en décembre (216 000 emplois en novembre).
Du côté des indicateurs conjoncturels, les données indiquent une bonne santé du secteur manufacturier contrairement au secteur des services qui semble marquer le pas. En effet, l'indice PMI manufacturier se stabilise à 54,3 en décembre (54,2 en novembre) et l'indice ISM manufacturier s'établit à 54,7 (53,2 en novembre).
L'indice PMI des services, quant à lui, recule à 53,4 (54,6 en novembre) tandis que l'indice ISM des services plonge à 53,8 (58,2 en novembre). Les consommateurs, quant à eux, sont bien plus optimistes qu'au cours du mois précédent avec un indicateur de confiance du Conference Board à 113,7 (109,4 en novembre).
Sur le marché immobilier, dans l'ensemble les données appellent plutôt à la prudence. Ainsi, les permis de construire reculent à 1,201 million d'unités en rythme annualisé en novembre (1,26 en octobre) et les mises en chantier baissent de 20% avec 1,09 million d'unités en novembre (1,34 million en octobre). Toutefois, les ventes de logements neufs restent stables dans l'ancien avec 5,61 millions (5,57 millions en octobre) et accélèrent dans le neuf (+5,2%) à 592 000 unités en novembre (563 000 en octobre). Pourtant, les professionnels du secteur immobilier sont assez enthousiastes comme le signale le sursaut de l'indice NAHB des promoteurs à 70 en décembre (63 en novembre).

En Asie, le mois de décembre a renforcé les inquiétudes quant aux perspectives économiques chinoises mais a rassuré côté nippon. Au Japon, les perspectives économiques s'améliorent enfin. La production industrielle a connu une vive accélération de 2,9% en novembre correspondant à son rythme le plus élevé depuis 30 mois. La BoJ a, d'ailleurs, dressé un bilan 2016 assez favorable pour l'économie pour la première fois depuis mai 2015. Malgré la crainte de répercussions négatives dues à l'appréciation du yen par rapport au dollar, qui ne s'est pas matérialisée, le commerce extérieur se porte mieux notamment grâce à une forte demande étrangère en métaux ou en semi-conducteurs. Les exportations se sont donc stabilisées en novembre affichant seulement 0,4% de baisse (-10,3% le mois précédent) tandis que les importations reculent de 8,8% (contre 16,5% auparavant). Le solde du commerce extérieur reste positif à 1,2 Md€. En sus, l'étude Tankan de la BoJ témoigne clairement de l'optimisme des grandes entreprises manufacturières avec un indicateur de +10 au 4e trimestre 2016 (+6 au trimestre précédent). Du côté des statistiques chinoises, la situation ne s'améliore guère. La crainte des investisseurs que la remontée des taux directeurs de la Fed ait pour corollaire une sortie de capitaux des marchés chinois devient de plus en plus réelle et se retrouve dans le fort recul des valeurs sur les marchés. En outre, le gouvernement chinois a décidé de réagir notamment en durcissant certaines mesures réglementaires. Par exemple, le seuil à partir duquel les établissements commerciaux sont contraints de déclarer des transactions sur des titres a été abaissé. De même, le contrôle sur les transferts d'argent entre particuliers a été renforcé. Ces deux mesures s'inscrivent pleinement dans le cadre d'une volonté de maîtriser les retraits de capitaux. Pékin a également décidé de lancer une réforme de l'actionnariat des entreprises monopolistiques notamment afin de changer la répartition entre secteurs public et privé. Cette dernière idée fait partie du plan du gouvernement afin d'essayer d'attirer des capitaux et plus particulièrement étrangers. Dans le même ordre d'idée et afin d'empêcher le yuan de se dévaluer trop vite, la BOPC a augmenté la parité du yuan par rapport au dollar (+0,9%), procédant à la plus forte réévaluation depuis juillet 2015. Pour autant, les indicateurs économiques n'indiquent pas clairement une dégradation de la 2e économie mondiale. L'augmentation des prix à la consommation a légèrement ralenti en décembre (+2,1% sur un an) mais sur l'année 2016, se situe tout de même à 2%. Les prix à la production ont largement accéléré (+5,5%) et ne reculent désormais que de 1,4% sur l'année passée. Du côté des indicateurs conjoncturels, les signaux sont les mêmes. On note une légère amélioration de l'activité des services à travers l'augmentation de l'indice PMI des services à 53,4 (53,1 en novembre) pendant que l'activité industrielle se reprend à l'image de l'indice PMI manufacturier à 51,9 (50,9 en novembre).

En Europe, bien que certaines tensions soient revenues sur le devant de la scène, les données économiques envoient plutôt des signaux positifs. Aussi, le problème de la dette grecque a resurgi suite au gel des mesures d'aides à court terme de la part des créanciers de l'économie hellénique. Cette décision a été prise en réaction aux prises de position d'Alexis Tsipras qui a octroyé une prime de Noël à 1,6 million de retraités en plus du moratoire sur l'augmentation des taxes concernant les îles de la mer Egée. A ces tensions, s'ajoutent les difficultés du système bancaire italien illustrées par la nécessaire recapitalisation de la plus vieille banque mondiale : Banca Monte dei Paschi di Siena. Devant son incapacité à trouver des capitaux sur les marchés, le gouvernement italien a dû demander validation, auprès des autorités européennes, de la création d'un fonds d'aide de 20 Mds€ pour venir en aide aux banques qui en auraient besoin. Côté statistiques, la conjoncture de la zone euro poursuit son redressement comme le montre l'évolution de son indice PMI manufacturier à 54,9 en décembre (53,7 en novembre) ainsi que la stabilisation de son indice PMI du secteur des services à 53,7 en décembre (53,8 en novembre). En France, les indicateurs conjoncturels indiquent enfin un sursaut de l'activité. L'indice PMI manufacturier remonte à 53,5 en décembre (51,7 en novembre) lorsque l'indice PMI des services sursaute à 52,9 en décembre (51,6 en novembre). Enfin, l'Allemagne voit son activité industrielle se reprendre avec un indice PMI manufacturier de 55,6 en décembre (54,3 en novembre) alors que le secteur des services se contracte comme le montre l'indice PMI des services à 54,3 (55,1 en novembre). Du côté du moral des acteurs, la situation semble s'éclaircir. L'indice du climat des affaires de la zone euro bondit à 0,79 (0,41 en novembre), l'indicateur du sentiment économique ZEW des investisseurs en zone euro se redresse à 18,1 (15,8 en novembre), celui publié par la Commission Européenne augmente nettement à 107,8 en décembre (106,6 en novembre). L'indice IFO du climat des affaires en Allemagne reste sur sa tendance atteignant 111 (110,4 le mois précédent). Côté consommateur, la confiance continue de se consolider avec un indice atteignant -5,1 (-6,2 en novembre) en Europe.

Au mois de décembre, les indices immobiliers tout comme les indices de référence notamment européens ont participé au rallye de fin d’année. En effet, l’indice de performance globale Euronext IEIF REIT Europe a gagné 6,9% sur le mois de décembre, tandis que l’indice Dow Jones Stoxx Europe 50 affiche un bond de 6,4%. L’indice Euronext IEIF SIIC France a une performance de 5,1%, alors que l’indice CAC 40 augmente de +6,4% de performance sur le mois. En 2016, l’indice immobilier français Euronext IEIF SIIC France a une performance positive de +10,9% alors que l’indice CAC 40 gagne 8,9%. Les autres indices conservent des performances négatives ou proches de zéro. L’indice Euronext IEIF REIT Europe perd ainsi 10% sur un an, l’indice Dow Jones Stoxx Europe 50 gagne seulement 0,7%.


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