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Les indices immobiliers de l’Institut de l’Epargne Immobilière & Foncière




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 Indices de performances de l'immobilier en Bourse
 Indices de performances de l'immobilier

 Indices de performances de l'immobilier en Bourse

Indice Euronext IEIF REIT Europe
au 31/05/2016
Indice
Prix
Performance
Globale
Cours
(Base 1000 en 2002)
1 838,29 3 578,41
Sur un mois
+2,25 % +2,79 %
Sur 12 mois
-7,04 %-3,69 %
Depuis le 01/01/2016
-3,42 %-1,36 %
          
Indice Euronext IEIF SIIC France
au 31/05/2016
Indice
Prix
Performance
Globale
Cours
(Base 1000 en 2002)
2 690,69 5 355,90
Sur un mois
-0,30 % +1,23 %
Sur 12 mois
+2,09 % +6,99 %
Depuis le 01/01/2016
+5,53 % +9,35 %

A la recherche du timing parfait

Le mois de mai a prolongé le sursaut des marchés financiers initié en mars. Les investisseurs, pour la plupart d’entre eux, ne semblaient pas encore inquiets des possibles répercussions d’un Brexit sur les différentes économies européennes et mondiales. Alors que la Banque mondiale a revu à la baisse de 0,5 point ses prévisions de croissance pour 2016 à 2,4%, les investisseurs restent optimistes concernant l’évolution des marchés boursiers, même si certains ébauchent des hypothèses de bulles spéculatives sur les sociétés cotées, sur les obligations souveraines ou sur l’immobilier.

Outre-Atlantique, la Fed a opté pour le statu quo, sa décision s’appuyant sur des chiffres du marché de l’emploi américain encore insuffisants et une économie mondiale manquant de dynamisme. Des questions quant à un possible retournement de cycle aux Etats-Unis commencent à prendre de l’importance, même si la croissance du PIB au 1er trimestre a été révisée à la hausse à 0,8%, du fait principalement d’un ralentissement moins fort que prévu du commerce extérieur. Bien que la solidité du marché de l’emploi américain ne soit pas remise en cause, les créations de postes publiées par l’enquête ADP ont déçu avec seulement 173 000 emplois créés (contre 180 000 attendus). Le marché du travail confirme, pour autant, le plein-emploi de l’économie américaine avec un taux de 4,7%, niveau jamais atteint depuis deux ans et demi. Désormais, les investisseurs ne s’attendent plus qu’à deux hausses des taux directeurs de l’Institution pour l’année 2016.

Du côté de l’activité industrielle, l’évolution des indicateurs indique, une nouvelle fois, un ralentissement de la production (-0,4% par rapport à avril). On notera également un indice PMI manufacturier de 50,7 en mai (50,8 en avril), prolongeant le recul entamé le mois passé. Du côté de l’activité des services, les indicateurs montrent aussi un ralentissement de la conjoncture avec un indice PMI des services de 51,2 (contre 52,8 en avril) et un indice ISM des services de 52,9 (55,7 en avril). Les consommateurs, quant à eux, continuent d’afficher un certain optimisme à travers l’augmentation des ventes au détail (+0,5% en mai après +1,3% en avril).

Sur le marché immobilier, les différents indicateurs sont encourageants. Tandis que les permis de construire augmentent de 3,6% à 1,12 million d’unités en rythme annualisé en avril (contre 1,08 millions d’unités en mars), les ventes de logements surprennent et atteignent des niveaux inattendus tant dans l’ancien (5,45 millions contre 5,36 précédemment) que dans le neuf (619 000 en rythme annualisé, niveau jamais atteint depuis janvier 2008). Enfin, les mises en chantier bondissent de 6,6 % à 1,17 million d’unités (contre 1,1 million en mars). Seul le moral des promoteurs reste atone avec un indice NAHB de seulement 58 (comme en avril).

En Asie, la situation est duale. Au Japon, la situation semble s’améliorer, même si la hausse du Yen et les difficultés des pays émergents ont un impact négatif sur le commerce extérieur de l’île. Le moindre recul de la consommation des ménages de 0,4% en avril sur un an glissant (-5,3% en mars) et de la baisse des prix à la consommation de 0,3% en avril sur un an glissant, a surpris les investisseurs. La croissance du PIB (+0,4% sur le 1er trimestre 2016) associée à la légère hausse de la production industrielle (+0,3% en avril sur un an glissant) a apporté une légère sérénité sur les marchés. Du côté des statistiques chinoises, les inquiétudes concernant la santé de l’économie prennent de l’ampleur. En effet, la croissance chinoise au 1er trimestre n’a été que de 6,7% sur un an soit son plus faible niveau depuis 2011. La production industrielle atteint également des niveaux planchers avec seulement +6% sur un an. Les indicateurs de conjoncture étayent le scenario d’une économie en difficulté. On soulignera un indice PMI manufacturier à 49,2 (contre 49,4 en avril), un indice PMI des services de 51,2 (contre 51,8 en avril). De même, la Chine n’est pas épargnée par les difficultés que rencontrent les pays émergents. Ainsi, les exportations accélèrent leur baisse initiée en avril (-4,1% en mai contre -1,8% en avril) tandis que les importations temporisent leur net recul d’avril (-0,4% en mai contre -10,9% en avril sur un an glissant) portant l’excédent commercial à 50 Mds$. Les investisseurs questionnent l’efficacité de la politique mise en place par le Gouvernement. En effet, la volonté du Parti de pousser la création de crédit, notamment via les acteurs locaux, alors que le pays affiche déjà un endettement équivalent à 250% de son PIB, ne paraît pas convaincre.

En Europe, dans leur ensemble, les indicateurs témoignent d’une amélioration de la conjoncture même si l’incertitude entourant l’issue du referendum anglais et ses conséquences éventuelles oblige à rester prudent. L’indice PMI manufacturier de la zone euro reste stable à 51,5 en mai (contre 51,5 en avril), alors que l’indice PMI du secteur des services bondit à 55,3 en mai (53,1 en avril). En France, la croissance s’installe enfin. Au 1er trimestre, elle a été révisée à la hausse à 0,6%. Le FMI projette désormais une croissance de 1,5% pour 2016, s’alignant ainsi sur les prévisions du gouvernement français. L’indice PMI manufacturier se stabilise à 48,4 (contre 48,3 en avril) tout comme l’indice PMI des services à 51,6 (51,8 en avril). Toutefois, le spectre de la déflation en zone euro menace toujours (-0,1% en mai après -0,2% en avril) et la courbe du chômage peine à s’inverser. Par ailleurs, la BCE a lancé ses rachats d’obligations d’entreprises investment grade dont on commencera à sentir les effets dans les prochains mois. Le secteur immobilier coté français devrait particulièrement en profiter, les grandes foncières étant d’importantes émettrices d’obligations, depuis la dernière crise financière.

Du côté du moral des acteurs, les évolutions sont contrastées. Alors que l’indice IFO du climat des affaires augmente et atteint 107,7 (106,7 en avril), celui du sentiment économique ZEW des investisseurs en zone euro replonge et s’établit à 16,8 (contre 21,5 en avril).Côté consommateur, la situation s’éclaircit légèrement avec un indice de confiance des consommateurs en zone euro perdant seulement 7 points contre 9,3 le mois précédent et 9 pronostiqué.

Au mois de mai, les indices immobiliers ont continué leur progression, tout comme les indices de référence. En effet, l’indice de performance globale Euronext IEIF REIT Europe a gagné 2,8% sur le mois de mai, tandis que l’indice Dow Jones Stoxx 50 affiche une performance de +2,6%. L’indice Euronext IEIF SIIC France a augmenté de 1,2%, alors que l’indice CAC 40 a progressé de 3,5% sur le mois. Sur un an, les indices immobiliers enregistrent désormais de bien meilleures performances que celles des indices de référence français ou américain. Ainsi, l’indice Euronext SIIC France confirme son passage en zone positive du mois dernier avec +7% de gain depuis le début de l’année et l’indice Euronext IEIF REIT Europe ne perd plus que 3,7%, alors que l’indice CAC 40 baisse encore de 6,7% et que l’indice Dow Jones Stoxx 50 recule de 12,6%.


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