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Les indices immobiliers de l’Institut de l’Epargne Immobilière & Foncière




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 Indices de performances de l'immobilier en Bourse
 Indices de performances de l'immobilier

 Indices de performances de l'immobilier en Bourse

Indice Euronext IEIF REIT Europe
au 29/04/2016
Indice
Prix
Performance
Globale
Cours
(Base 1000 en 2002)
1 797,82 3 481,41
Sur un mois
+1,18 % +1,88 %
Sur 12 mois
-8,86 %-5,69 %
Depuis le 01/01/2016
-5,55 %-4,03 %
          
Indice Euronext IEIF SIIC France
au 29/04/2016
Indice
Prix
Performance
Globale
Cours
(Base 1000 en 2002)
2 698,75 5 290,58
Sur un mois
-0,45 % +1,17 %
Sur 12 mois
-2,60 % +1,85 %
Depuis le 01/01/2016
+5,85 % +8,02 %

L’efficacité économique du contre-choc pétrolier en question

Bien qu’un certain apaisement semble s’être installé sur les marchés au mois de mars, les investisseurs doivent faire face à un double effet dont les conséquences économiques restent encore très floues. La corrélation positive inédite et contre-intuitive entre l’évolution du prix du pétrole et celle des marchés financiers se vérifie mois après mois. Alors qu’au cours des deux premiers mois de l’année, le recul du prix du pétrole s’est inscrit dans un contexte de baisse généralisée des places boursières mondiales, la stabilisation, voire le rebond, du prix du pétrole a correspondu à une stabilité des marchés financiers internationaux. Parallèlement à cette évolution, et au delà de la simple question de l’existence ou non d’un pacte des changes confidentiel à Shanghai entre les grandes puissances du G20, la remontée du dollar a également des conséquences duales sur les économies mondiales. Pour autant, la meilleure coordination entre les Banques Centrales mondiales a, somme toute, été appréciée par les investisseurs.
Outre-Atlantique, la Fed a laissé entendre qu’une hausse des taux en juin pourrait être envisagée en fonction de l’évolution des risques et de la solidité de l’économie américaine. Toutefois, Janet Yellen a confirmé qu’il n’y aurait certainement qu’une ou deux autres remontées des taux en 2016 afin d’atteindre un taux principal directeur de 0,875% fin 2016. La question de l’efficacité économique des prix bas du pétrole est au cœur des discussions. En effet, la première puissance mondiale paraît plus souffrir du contre-choc pétrolier, à travers notamment des résultats des entreprises du secteur au plus bas, plutôt que d’en tirer avantage. Du côté du marché de l'emploi, les créations de postes publiées par l’enquête ADP sont meilleures que prévues avec 200 000 emplois créés (contre 196 000 attendus et 214 000 au mois de février), mais la remontée du taux de chômage à 5% en février s’est concrétisée en mars.
Du côté de l’activité industrielle et des services, l’évolution des indicateurs indique, globalement, une amélioration mais pas de net sursaut. On notera notamment un indice PMI manufacturier de 51,8 en mars (49,5 en février et 50,7 attendu), un indice PMI des services de 51,3 (contre 51 en février et attendu), un indice ISM des services de 54,5 (53,4 en février et 54 anticipé), et surtout un indice ISM manufacturier de 51,8 (contre 49,5 en février et 50,6 prévu). Malgré cette tendance, les consommateurs restent dans une dynamique pessimiste comme le montrent la stagnation des dépenses des ménages (+0,1% en février) et un indice de confiance de l’Université du Michigan à 90 (91,7 en février et 92 attendu). Les gains de pouvoir d’achat issus du contre-choc pétrolier ne se matérialisent donc pas par une reprise de la consommation finale des ménages.
Sur le marché immobilier, l’évolution reste contrastée. Tandis que les permis de construire reculent de plus de 3% à 1,17 millions d’unités en rythme annualisé en février (contre 1,23 millions d’unités en janvier), que les ventes de logements déçoivent tant dans l’ancien (5,08 millions contre 5,47 précédemment) que dans le neuf (512 000 en rythme annualisé contre 502 000 en janvier) ; les mises en chantier se redressent à 1,18 million d’unités (contre 1,12 million en janvier) atteignant leur plus haut en 5 mois et l’indice Case-Shiller atteint des sommets avec une hausse de 5,8% sur un an en janvier à 196,93, son plus fort niveau depuis juillet 2014. Quant au moral des promoteurs, aucune embellie n’est palpable avec un indice NAHB de seulement 58 (comme en février).
En Asie, les données publiées sont peu encourageantes. Au Japon, bien que la Banque Centrale ait décidé d’opter pour le statu quo, elle a tout de même précisé qu’elle pourrait le cas échéant renforcer ses mesures d’assouplissement monétaire soit en procédant à plus de rachat d’actifs soit en abaissant encore un peu plus ses taux en territoire négatif soit en usant des deux leviers. Pour autant, l’appréciation du Yen par rapport au Dollar américain tout au long du mois de mars rend une intervention de l’Institution japonaise quasi impossible. Le PIB japonais a été révisé à la hausse à -1,1% au 4e trimestre 2015 en données annualisées (-1,4% précédemment) notamment du fait du ralentissement des dépenses des ménages (-3,1% en janvier) et d’une trop faible inflation. Du côté des statistiques chinoises, le mois de mars a apporté une certaine dose d’accalmie. En effet, les exportations, moteur de la croissance chinoise, affichent enfin un sursaut après 8 mois de recul. Sur un an, elles progressent ainsi de 11,5% (-25,4% en février). Cependant, sur le trimestre, leur évolution reste négative avec -10% par rapport à mars 2015. De même, les indicateurs de conjoncture suggèrent un rebond de l’activité économique. On soulignera un indice PMI manufacturier à 49,7 (contre 48 en février et 48,2 anticipé), un indice PMI des services de 52,2 (contre 51,2 en février). Malgré cela, les investisseurs doutent toujours des intentions de Pékin. L’annonce faite par le Gouvernement de privilégier la croissance au détriment des réformes structurelles nécessaires à la transition économique du pays vers une économie de services n’a fait qu’engendrer plus de méfiance. Alors que le FMI et la Banque asiatique de développement ont révisé à la baisse leur estimation de croissance pour la Chine à 6,5% en 2016 et 6,2-6,3% en 2017, les autorités chinoises confirment leur objectif de 6,5%-7% sur les deux années à venir. De plus, le fort endettement de la Chine (247% du PIB fin 2015) associé à un taux d’épargne trop élevé (46% du PIB) ne font que renforcer les inquiétudes des investisseurs. A l’aube de l’expiration de l’interdiction, de 3 mois, faite aux grands actionnaires de vendre plus de 1% du capital d’une entreprise, les mouvements de vente de la fin d’année dernière pourraient bien reprendre.
En Europe, des doutes quant à la dynamique de la reprise économique prennent forme. Même si l’indice PMI manufacturier de la Zone Euro atteint 51,6 en mars (contre 51,4 en février et prévu), l’indice PMI du secteur des services se contracte à 53,1 en mars (54 en février et attendu). En France, la croissance est encore assez peu tonique comme le montre la baisse de l’indice PMI manufacturier à 49,6 (contre 50,2 en février et 49,6 anticipé), ainsi que celle de l’indice PMI des services à 49,9 (51,2 en février et attendu). Le retour du spectre de la déflation en Zone Euro (0% en mars) dans une économie en croissance molle (1,5% en 2015 en 2e estimation) a encouragé la BCE à renforcer ses mesures d’assouplissement monétaire notamment via l’élargissement des rachats d’actifs à des obligations émises par des sociétés non bancaires. En outre, le FMI a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone à 1,5% en 2016 et 1,6% en 2017 arguant notamment du poids de la dette, du manque de gains de productivité et des possibles conséquences d’un Brexit. La seule bonne nouvelle du mois réside dans la matérialisation des gains de pouvoir d’achat issus du faible prix des énergies à travers l’augmentation des dépenses des ménages européens.
Du côté du moral des acteurs, la situation se révèle un peu plus engageante avec un indice IFO du climat des affaires en mars à 106,7 (105,7 en février et 106 prévu), un indice du climat des affaires en zone euro de 0,011 (0,09 en février) et un indice du sentiment économique ZEW des investisseurs pour l’Allemagne qui se redresse à 3,3 en mars (après 1 en février).
Au cours de ce mois de mars, les indices immobiliers se sont largement démarqués des autres indices, affichant des performances remarquables. En effet, l’indice de performance globale Euronext IEIF REIT Europe a gagné 6% sur le mois de mars, tandis que l’indice Dow Jones Stoxx 50 a été stable avec +0,1%. L’indice Euronext IEIF SIIC France a bondi de 8,1%, alors que l’indice CAC 40 n’a progressé que de 0,9% en mars. Sur un an, les indices immobiliers affichent désormais de meilleures performances que celles des indices de référence français ou américain. Les indices Euronext IEIF REIT Europe et Euronext IEIF SIIC France ne perdent respectivement que 8,7% et 2,4%, alors que l’indice CAC 40 baisse de 10% et que l’indice Dow Jones Stoxx 50 recule de 16,1%.


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