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Les indices immobiliers de l’Institut de l’Epargne Immobilière & Foncière




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 Indices de performances de l'immobilier en Bourse
 Indices de performances de l'immobilier

 Indices de performances de l'immobilier en Bourse

Indice Euronext IEIF REIT Europe
au 29/01/2016
Indice
Prix
Performance
Globale
Cours
(Base 1000 en 2002)
1 789,21 3 414,62
Sur un mois
-6,00 %-5,87 %
Sur 12 mois
-6,99 %-3,80 %
Depuis le 01/01/2016
-6,00 %-5,87 %
          
Indice Euronext IEIF SIIC France
au 29/01/2016
Indice
Prix
Performance
Globale
Cours
(Base 1000 en 2002)
2 533,10 4 865,97
Sur un mois
-0,65 %-0,65 %
Sur 12 mois
-7,14 %-3,03 %
Depuis le 01/01/2016
-0,65 % -0,65 %

Une fin d'année sous haute tension

Alors que la fin d'année est souvent le théâtre d'une accélération des échanges, les investisseurs prenant leurs bénéfices, ce mois de décembre aura plutôt été maussade pour les marchés, indépendamment du phénomène des « 4 sorcières » (mouvement baissier dû à la fin des contrats des options et futures) souvent vecteur d'une très forte volatilité. La remontée par la Fed de son principal taux directeur à peine actée, les marchés ont été soumis à de fortes tensions à la fois géopolitiques et économiques. Ils se sont inquiétés des possibles conséquences de la crispation des relations entre l'Iran et l'Arabie Saoudite, dans un contexte de contre-choc pétrolier, mais également de la situation économique chinoise encore moins dynamique que prévue.
Outre-Atlantique, la Fed a donc mis un terme à sa politique monétaire ultra-accommodante en place depuis 2008, tout en insistant sur l'étroite relation entre la courbe de remontée de ses taux et la croissance économique mondiale. En effet, le principal taux directeur de l'Institution américaine ne devrait atteindre qu'environ 1,375% fin 2016, 2,375% fin 2017 et 3,25% fin 2018. Du côté du marché de l'emploi, les créations de postes publiées par l'enquête ADP sont meilleures que prévues avec 292 000 emplois créés (contre 210 000 prévus) sans pour autant correspondre à une baisse du taux de chômage qui reste stable à 5%. Le bémol exprimé par les investisseurs réside dans la faiblesse de la croissance des salaires, bien inférieure au seuil nécessaire pour relancer l'inflation qui n'atteint que 0,5% en décembre en glissement annuel.
Du côté de l'activité industrielle et des services, quelques doutes quant à la solidité de la croissance de l'économie américaine persistent. On notera notamment un indice PMI manufacturier de 51,2 (52,8 en novembre), son plus bas niveau depuis octobre 2012, un indice PMI des services de 54,3 (contre 53,7 en novembre et 55,1 attendu), un indice ISM des services de 55,3 (55,9 en novembre et 56 anticipé), et surtout un indice ISM manufacturier de 48,2 (contre 48,6 en novembre et 49 prévu).
Sur le marché immobilier, l'évolution est assez paradoxale. Tandis que les permis de construire augmentent de 11% en rythme annuel sur le mois de novembre et comptent 1,29 millions d'unités, que les mises en chantier atteignent 1,17 millions d'unités soit une progression de 10,5% en rythme annuel et que les dépenses de construction n'ont jamais été aussi élevées depuis octobre 2007 avec 1,11 milliard de dollars, le moral des promoteurs semble s'obscurcir comme le montre l'indice NAHB qui atteint seulement 61 (après 62 en novembre et 63 prévus). Pour autant, les acteurs économiques semblent plus optimismes en cette fin d'année comme l'indique l'augmentation des dépenses des ménages au mois de novembre (+0,3% sur un mois) et l'indice de confiance de l'Université du Michigan qui atteint 92,6 en décembre (contre 91,3 précédemment et 92 attendu).
En Asie, les données sont venues confirmer les craintes affichées depuis plusieurs mois par les investisseurs. Au Japon, bien que certaines bonnes nouvelles comme le bond des commandes de machines de 10,7% sur le mois d'octobre (+10,3% sur un an) ou la révision à la hausse de la croissance du 3e trimestre à 0,3% par rapport au 2e trimestre sont venues atténuer les inquiétudes des investisseurs, la banque du Japon est quand même intervenue. Elle a ainsi annoncé de nouvelles mesures d'assouplissement quantitatif, notamment un élargissement de son exposition aux emprunts d'Etats à long terme (650 milliards de dollars) et aux fonds cotés du pays (300 milliards de yens supplémentaires) associée à un allongement de la durée des emprunts de 7-12 ans (contre 7-10 ans auparavant). Du côté des statistiques chinoises, elles confortent les suspicions des investisseurs quant à la santé de la 2e économie mondiale. Alors que les dirigeants politiques ont approuvé un programme visant à remédier aux problèmes de long terme posés par le modèle économique de la Chine, un certain nombre d'indicateurs témoignent d'un ralentissement significatif de l'activité. On soulignera un indice PMI manufacturier à 48,2 (contre 48,6 en novembre et attendu), marquant sa 10e baisse consécutive, un indice PMI des services de 50,2 (contre 51,2 en novembre et 52,3 prévu). Les investisseurs commencent à douter de l'efficacité des mesures prises par Pékin comme le montrent les pressions à la vente sur le yuan, créant un cercle vicieux dans lequel la Banque Centrale se retrouve contrainte de procéder à des dévaluations qui pourraient décrédibiliser sa politique. Ils craignent également un resserrement de sa politique monétaire dans le cadre de l'ambitieux programme de réformes annoncé. La Chine entre dans l'ère du capitalisme avec une accélération de la spéculation (assureurs, marchés actions) et des anticipations des investisseurs l'obligeant à faire preuve de plus de réactivité et de plus de transparence. Elle a de ce fait dû injecter 130 milliards de yuans à court terme dans le système financier afin d'apaiser les tensions sur les marchés boursiers.
En Europe, la reprise est désormais tangible même si elle manque encore de vigueur. L'indice PMI manufacturier de la Zone Euro s'établit à 53,2 en décembre (contre 52,8 en novembre), l'indice PMI du secteur des services atteint 54,2 (contre 54,2 en novembre) pour la Zone Euro. En France, même si la croissance semble s'installer avec une nette progression de l'indice PMI manufacturier à 51,4 (contre 50,6 en novembre), l'inflexion de l'indice PMI des services de 49,8 (contre 51 en novembre) oblige à rester prudent. Le chômage s'inscrit désormais dans une tendance baissière y compris en France. Il atteint 10,5% en novembre pour l'ensemble des pays de la zone et 10,1% pour la France. L'économie française affiche donc de véritables signes d'amélioration, ce qui augure d'une vigueur plus significative de la croissance en 2016 notamment grâce à une amélioration probable de l'investissement des entreprises.
Du côté du moral des acteurs, la situation s'éclaircit avec un indice IFO du climat des affaires en décembre à 108,7 (contre 109 en novembre et attendu) et un indice du sentiment économique ZEW des investisseurs pour la Zone Euro qui se rétablit à 33,9 (après 28,3 novembre). A cela, s'ajoute un niveau d'inflation de 0,2% en décembre en termes annualisés (stable par rapport à novembre) malgré la baisse continue des prix de l'énergie, le pétrole atteignant son plus bas niveau en 11 ans. L'année 2016 sera cruciale pour la construction européenne avec notamment le référendum anglais sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union Européenne, la gestion collective des vagues migratoires massives ainsi que la mise en place de l'intégration bancaire.
Les indices immobiliers européens ont suivi le mouvement de baisse généralisée des marchés financiers et atteint des performances mensuelles en ligne avec celles des indices de référence. En effet, l'indice de performance globale Euronext IEIF REIT Europe a perdu 5,3% sur le mois de décembre, tandis que l'indice Dow Jones Stoxx 50 a reculé de 5,7%. L'indice Euronext IEIF SIIC France a une performance négative de 3,1%, alors que l'indice CAC 40 a chuté de 6,2% en décembre. Toutefois, depuis le début de l'année, les indices immobiliers affichent de meilleures performances que celles des indices de référence. L'indice Euronext IEIF REIT Europe croît de plus de 16%, tandis que l'indice Euronext IEIF SIIC France enregistre une belle progression d'environ 13%, à comparer aux 6,5% de l'indice Dow Jones Stoxx 50 et 12% du CAC 40.


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